Voilà l’été… et 5 règles festivalières

Voilà l’été… et 5 règles festivalières

 

Ah non, elle ne va pas nous faire le coup de signaler chaque changement de saison me direz-vous, d’autant plus que je ne suis pas vraiment en avance. En fait, j’avais envie d’écrire un article sur les festivals, et si quelque chose signale bien l’arrivée de l’été, ce sont eux. Avec mon ptit mari on est des adeptes de rock et on s’est récemment adonnés à notre péché mignon à Musilac, à Aix-les-Bains. Cela m’a donc inspiré cet article où je vous livre mes règles festivalières…

La gadoue tu anticiperas

Tout bon festival a son champ de gadoue bien gluante et ses adeptes se repèrent aux alentours du lieu de concert à leurs bottes, baskets et pantalons tout crottés. Eh oui, j’ai donc constaté de visu que même au sud de la Loire, les aléas climatiques n’épargnent pas les festivaliers. Alors que dire de ceux plus au nord ? En fait la règle c’est: soit canicule, soit champ de boue, parfois les deux. Conclusion: toujours  y aller en bottes ou chaussures qui ne craignent rien.

Ta petite taille tu regretteras

A chaque fois c’est la même chose: je regrette que mes parents ne m’aient pas légué 15 bons cm supplémentaires. Cela m’éviterait d’apprendre l’arrivée de l’artiste sur scène que quand tout le monde s’excite autour de moi et de passer les 60 minutes suivantes à me hisser sur la pointe des pieds et à sauter de temps en temps pour voir ce qu’il fait. Et pourquoi les grands ils se mettent toujours devant moi ? Enfin, heureusement, il n’ y a pas de critère de taille pour bien entendre…

Les sans-gêne tu subiras…

img001

Le principe d’un festival c’est une programmation variée, avec les gens les plus connus sur le créneau 9h- minuit. Si on accepte ce principe, qui a l’avantage de permettre  de voir plusieurs têtes d’affiche pour une somme plus intéressante que si on allait séparément à chacun de leurs concerts, on doit aussi accepter le fait que l’on n’aime pas forcément tout. On voit donc parfois des groupes pour lesquels on n’aurait pas dépensé un kopeck, mais il faut être tolérant avec d’autres personnes qui elles, aiment précisément ceux-là. Alors pourquoi diable faut-il toujours que, durant les concerts, des gens passent leur temps à bouger, dérangeant ainsi tous ceux qui souhaitent profiter du spectacle ? Ils ne peuvent pas attendre la fin du concert pour aller se payer une autre bière, bon sang ? Pourquoi partent-ils alors qu’ils sont venus exprès ? Ou vont- ils, et surtout pourquoi ils n’attendent pas la pause pour bouger sans déranger les autres ?

En plus j’ai constaté une chose, leur trajectoire passe toujours pile-poil devant mes pieds !

Les artistes,  tu  compareras

L’avantage des festivals c’est leur variété. Et en fonction des goûts, de la forme de l’artiste et de son talent sur scène, il y a parfois des contrastes saisissants. A Musilac, on a eu droit à un choc programatoire: Etienne Daho suivi de … mystère (je vous le dis au paragraphe suivant). Je vous  dépeins la scène: d’abord un artiste, certes chevronné et réputé, qui a d’ailleurs son public qui est venu pour lui (Etienne Daho !!!), qui fait un concert tout à fait normal et plutôt sympa. On voit qu’il est content d’être là, il est plutôt convivial, mais … on a tous noté comme un léger défaut : on ne l’entend pas… impossible de comprendre les paroles et  mêmes ses chansons les plus connues, on met plus de 20 secondes avant de les reconnaitre… pourquoi n’articule-t’il pas ? Et ce n’est pas non plus une présence super active sur la scène: plutôt statique, mais quand même classe, en vieux routard de la scène qu’il est.

Concert suivant: le contraste est saisissant; un artiste hyper charismatique, né pour être sur scène, dans son élément, qui réussi l’exploit de capter en dix petites secondes les 30.000 spectateurs dès son premier morceau, qui danse comme un dieu, qui joue, qui plaisante avec le public, qui a une voix qui porte, d’une diction et d’une clarté incroyable, qui dégage une énergie de centrale thermique et la communique à toute l’assemblée, qui donne une pêche incroyable…  Daho n’est pourtant pas né de la dernière pluie, mais là il n’y avait pas photo…  programmation malheureuse…

 A chaque festival, une révélation tu auras…

Musilac
Musilac

C’est pour cela que j’adore les festivals. A chaque fois arrive cet instant de pur bonheur où l’artiste qui t’a fait venir monte sur scène… et là tu oublies tous les à-côtés. Ah, ce moment béni où sa musique t’imprègne totalement et tu en ressens tout le bien-être dans ton corps… Et si cet artiste est bon, alors cela devient carrément inoubliable:  un partage de sensations extraordinaires entre toi, le reste du public, et l’artiste. A Musilac nous avons eu cet effet magique avec…  Stromaé !!! Dès qu’il a commencé à jouer, nous avons tous été captivés  (30 000 personnes quand même), c’était incroyable. Quelque chose d’impalpable qui nous a tous saisis… et qui ne nous a pas lâché durant les 90 minutes qui ont suivi… quel charisme, quelle présence, et quelle voix (qui me rappelle celle de son compatriote J Brel). Un spectacle bien rodé avec un jeu de lumière assez original, une chorégraphie énergique, des changements d’habits presque à chaque chanson (et son affreux pyjama flashy pour Papaoutai), bref de quoi s’occuper tous les sens. A voir absolument !!! Il est tellement dans son élément sur la scène, il dégage une énergie tellement incroyable, que c’est totalement jubilatoire. Toute fatigue est chassée instantanément. C’est bien aussi le seul artiste que j’ai vu remercier longuement tous ses musiciens, ses techniciens, les personnes de sa tournée, nommément, et en chanson s’il vous plait. La classe absolue, du début à la fin.*

 Et la photo dans tout cela ?

J’allais y venir ! Difficile de traduire en photo des sensations si intenses et auditives.  Les conditions sont difficiles: manque de lumière, du monde partout plus handicap personnel décrit  au paragraphe 2… Je vous livre mes quelques photos, prises avec mon téléphone qui montre des signes de fatigue certaine en raison d’un séjour bref dans l’eau, et elles ne sont franchement pas terribles, même après un coup de filtre Instagram. L’année prochaine je me lance un défi personnel : ramener de belles photos de Musilac.

 

Annie, pour Mes-photos-se-livrent.com, société d’édition de livres photo.

*D’ailleurs, bizarrement, pendant son concert, les va-et-vient de l’avant vers l’arrière se sont sérieusement calmés: juste quelques familles (avec des jeunes enfants trop fatigués ?) et un monsieur avec sa fille adolescente qui  ont cru bon de justifier leur passage (et le dérangement) en expliquant que la jeune fille ne se sentait pas bien…La voilà donc la fameuse raison !

Laisser un commentaire

Fermer le menu