Il n’y a pas de temps mort

Il n’y a pas de temps mort

Sous-titre : je voue une grande admiration aux maitres et maitresses d’école

Ce que j’apprécie énormément dans mon travail d’entrepreneuse en solo, c’est la flexibilité avec laquelle je gère mon temps. Un exemple : la semaine dernière j’ai accompagné la sortie raquette de mon plus jeune fils (8 ans 1/2). Elle était programmée en février, annulée pour cause de mauvais temps, et reprogrammée en mars. Pas de problème je m’adapte et me libère un vendredi après-midi ou lieu du lundi prévu initialement. Après tout, je n’ai pas d’autorisation à me demander 🙂

Mon fils tenait beaucoup à ce que j’accompagne cette sortie : j’ai sauté sur l’occasion et me suis proposée, à son âge cela ne va plus durer longtemps (récemment, j’ai innocemment dit à mon ado de 3e que son collège avait besoin de parents pour une sortie. Voyant sa tête, je me suis vite ravisée…)  Et donc, je me suis régalée avec cette sortie des CE2 !

neige et piste de ski
Le temps grisounou du début

À 12 h 30 pétantes nous sommes montés dans le bus avec une petite troupe de 22 enfants, la maitresse, une AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire) et 2 parents accompagnant. 50 minutes plus tard, après un trajet aller sans encombre, mais un peu poussif en raison du car, nous arrivons au col de Porte (en Chartreuse). ll faisait un peu grisounou, mais la neige fraiche était superbe. Le contraste était d’ailleurs frappant entre Grenoble, déjà printanière, et le col bien enneigé.

Les raquettes

Le guide nous attend avec les raquettes. Il nous passe celles des adultes. Premier moment de solitude, je n’arrive jamais à régler ces machins-là, à comprendre le système de fixation, etc. Par chance, elles étaient déjà à ma pointure et j’arrive à les chausser sans que cela me prenne trop longtemps. Et là je réalise qu’il y a autour de moi 22 enfants qui doivent être à peu près aussi doués que moi pour ajuster des raquettes à leur taille…  Oups ! Le temps d’ajuster 44 raquettes et cela sera surement déjà l’heure de terminer la balade… En plus je n’avais pas écouté les explications du guide…. Soulagée je me rends compte que les enfants ont des raquettes… pour enfant : un élastique à glisser à l’arrière du pied pour les maintenir, et le tour est joué. Du coup, ils les enfilent sans difficulté. J’en ri avec Hélène, la maitresse, qui me confirme qu’avec des raquettes d’adulte, cela ne vaudrait certainement pas la peine de programmer cette  sortie.

tas de raquettes
les raquettes des enfants

Fin équipés, nous partons à l’assaut des sentiers du col de Porte… pendant environ 100 m, le temps de traverser une piste de ski et de rentrer dans la forêt. À peine sous les arbres, l’accompagnateur nous arrête. Que se passe-t-il ? Il mobilise toute son énergie pour que les enfants agglutinés autour de lui ne piétinent pas la neige fraiche aux alentours. En effet, il a repéré des empreintes d’animaux, et c’est précisément le but de cette sortie pédagogique : observer des traces.  Or les enfants, qui étaient de vrais anges durant le trajet, ont, depuis que nous sommes descendus du car, à peu près 8 idées fixes en tête : se rouler dans la neige, se jeter de la neige, la manger, courir partout, parler, parler et parler ! En un mot : surexcités ! Après une petite mise au point musclée, tout aussi efficace que bienveillante, il parvient néanmoins à capter leur attention.

Les pisteurs d’animaux

trace_lievre
trace de lièvres

Et cela en vaut la peine, les traces repérées sont faites de 4 trous, deux larges et deux plus petits, un peu en forme de fusée. Quel animal cela peut-il être ? Tiens donc, ne serait-ce pas le lièvre justement cité tantôt par un gamin qui espérait le voir ? Après avoir décortiqué le sens des traces, à quelles pattes elles correspondent (avant ou arrière ?), il fait même une petite démonstration de la façon dont le lièvre bondit — aussitôt imité avec entrain par la petite troupe d’enfants, pas du tout gênée par leurs raquettes.

enfants en raquette dans la neige
Les enfants imitant le bond du lièvre

Après un harassant chemin de 50 m environ, nouvel arrêt : nouvelles traces. De quoi s’agit — il cette fois-ci ? D’un renard (et non pas un lion ou un tigre comme il a été suggéré). Nous nous intéressons au mode de vie du renard par ces temps difficiles où la neige recouvre tout et le gêne dans sa quête de nourriture. Et bien le renard a un comportement opportuniste ! Oui monsieur, il fait feu de tout bois pour manger, un peu comme les enfants avec la neige qui ne manquent pas une occasion de s’ébattre dedans, se la lancer, ou de tomber exprès.

Le guide nous explique également la formation de la neige : des cristaux d’eau gelée qui s’agglomèrent autour d’une poussière microscopique : c’est pourquoi il ne faut pas la manger !

La volée de moineaux finale

La sortie s’écoule vite, c’est déjà l’heure de repartir. Les enfants filent à toute allure et retraversent la piste de ski en un éclair (cf photo). Quelle volée de moineaux ! C’est pour cela que j’aime accompagner les sorties scolaires : l’énergie inépuisable et l’insouciance des enfants font plaisir à voir. Et j’admire beaucoup les maitresses. Quel talent pour canaliser tout ce petit monde !

les enfants trop contents de courir à fond
les enfants trop contents de courir à fond

Le retour en bus est un peu plus épique : les virages montagnards et les soubresauts font donnent la nausée à plusieurs enfants. Il était grand temps qu’on arrive pour certains. Il n’y a pas de temps mort je vous dis…

Annie pour Mes-photos-se-livrent.com, société d’édition de livres photo.

 

 

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