Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le livre photo sans jamais oser le demander… *

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le livre photo sans jamais oser le demander… *

Réaliser un livre photo peut être un véritable défi, car cela demande beaucoup de travail, du temps, de la technique et de l’inspiration…

Et pourtant je suis persuadée que les imprimer dans un livre est la meilleure façon de préserver vos photos et de fixer vos bons souvenirs. C’est donc important de le faire. Je l’ai fait pour beaucoup de clients. Voici les trucs et astuces que j’utilise pour créer les miens, comment m’organiser et m’automotiver quand il y a ÉNORMÉMENT de photos.  Allez, courage, c’est réalisable ! Et si tout ce travail vous rebute trop, il vous reste la solution de le déléguer à Mes-photos-se-livrent.com.

Sus à la procrastination !

Un première piste est que plus l’événement est récent, mieux on s’en souvient, et plus on est inspiré pour voir les photos et s’en occuper. Alors même si vous avez un retard pas possible dans vos photos et votre tri, commencez à rebours. Cela vous aidera à ne pas perdre courage. Commencez par un voyage récent, c’est plus facile à faire et cela vous motivera pour vous occuper du reste et remonter dans le passé.

Concernant les photos, la centralisation est une bonne politique

Il faut choisir un logiciel permettant de noter les photos et de les cataloguer aussi. Cela gagne du temps par la suite.
Il faut choisir un logiciel permettant de noter les photos et de les cataloguer aussi. Cela gagne du temps par la suite.

Les photos d’un même événement doivent toutes être rangées dans un seul et même endroit. Si vous devez commencer par fouiller dans diverses parties de votre disque dur, téléphone, tablettes, etc., cela vous paraitra insurmontable de vous y mettre. Prenez donc l’habitude de décharger régulièrement au fil de l’eau vos appareils photo et autres pour regrouper vos photos en un même logiciel. Utilisez un logiciel adapté. Et dans ce logiciel, regroupez les photos d’un même événement dans un seul dossier avec un titre du genre 2016-08-Venise. Personnellement, j’utilise Lightroom qui est un logiciel payant, mais il existe d’autres solutions, notamment gratuites. Je ne suis pas spécialiste des différents logiciels photos aussi je vous renvoie vers cet article d’un pro de la photo, qui est très bien fait. En logiciel gratuit, il existe Photo sur Mac. Sur Windows, cet article conseille Rawtherapy pour le développement des photos et XnView pour le tri et classement des photos.

Ze méthode en 5 points

1. Choisissez vos photos

Les photos retenues avec 2 étoiles: 120 sur 560
#dansedelavictoire : 120 photos sur 560 sont retenues. J’ai bien trié !

J’ai déjà écrit tout un article sur comment trier ses photos, avec mes conseils maison à ce sujet. En bref pour choisir vos photos, je vous conseille de les noter, mais sans vous prendre la tête. Si je veux retenir 1 photo, je lui mets 2 étoiles ou 3, peu importe. Parfois je mets 5 quand je l’adore, pour avoir un « best of ». L’important est de se décider vite : je la retiens dans le livre, ou pas. Si j’hésite, je l’inclus quand même. Il faut avoir en tête de choisir des photos variées, montrant des points de vue différents sur l’événement : photos cadrées de près, de loin, gros plan de détails… C’est mieux pour l’attractivité du futur livre. Toutes les photos retenues ne seront pas dans le livre, c’est un premier tri, et il doit être rapide pour ne pas se désespérer devant la longueur de la tâche. 🙂

Cette photo là a passé sa 5e étoile et je la choisis pour la couverture
Cette photo-là a passé sa 5e étoile et je la choisis pour la couverture

Les photos qui échouent à la 2e étoile

Dans Lightroom je peux filtrer les photos par classement, donc ici celles classées 2 étoiles ou plus. Après le premier tri, je repasse en revue les photos déjà sélectionnées. C’est alors très rapide de voir celles qui sont trop redondantes ou pas si terribles et de les enlever de la sélection. Je mets alors 1 ou aucune étoile à celles que j’enlève au 2e passage, et ne sélectionne à la fin que les 2 étoiles ou plus. (Et pour faire vraiment du vide, vous pouvez effacer tout ou partie des photos non retenues. Personnellement au moment du tri, je catalogue les photos vraiment ratées avec un drapeau noir, puis les efface, comme cela personne ne soupçonne le nombre incalculable de photos que j’ai pris pour en retirer quelques jolies. Ouh la tricheuse !).

Soignez la couverture du livre...
Voici le résultat…

 2. Exportez-les dans un répertoire

En fonction du nombre de photos, je fais alors les retouches rapides (recadrage, horizon redressé…). S’il y a beaucoup de photos, j’attends d’avoir opéré la sélection finale qui va effectivement être dans le livre, pour ne pas passer du temps sur des photos qui ne seront pas imprimées. La loi du moindre effort est une loi physique incontournable dans tous les domaines…

Enfin, j’exporte les photos choisies dans un répertoire ou un dossier réservé à la création du livre.

3. Choisissez votre support : imprimeur, format du livre, qualité de papier…

  • Quel imprimeur ?

Là aussi ce n’est pas simple : il y a pléthore d’imprimeur sur internet. Je vous recommande Matisseo, mon propre imprimeur. Mais c’est à trancher en fonction de votre organisation et de votre budget.

Pour avoir un avis sur la qualité de différents fournisseurs, je vous signale une étude toute récente réalisée par Focus numérique, qui a comparé 6 différents laboratoires photo sur différents points : ergonomie du logiciel, qualité d’impression, coût.. Voir Comparatif de livres photos, malheureusement ils n’ont pas pris Matisseo dans leur panel.

  • Mes trois formats recommandés: 33x26- 29x22 et 23x23 le petit nouveau imprimable en double page
    Mes trois formats recommandés : 33×26, 29×22 et 23×23 le petit nouveau imprimable en double page

    Quel format ?

Personnellement j’aime bien le format 22×29 en paysage. C’est suffisamment grand pour bien montrer les photos, et pas trop encombrant dans une bibliothèque. Mais pour les grandes occasions : livre de mariage, voyage aux paysages magnifiques, j’aime bien aussi un format plus grand : le 33×26. Une photo pleine page dans ce format-là, cela en jette !

Ensuite il vous reste à charger vos photos sur le site de l’imprimeur ou bien à réaliser votre maquette sur votre propre logiciel avant de pouvoir l’exporter à l’impression (comme sur Mac par exemple). Vous avez bien mérité une petite pause café pendant le temps de chargement. 🙂

  • qualité de papier

J’évite les papiers brillants qui me rappellent trop une plaquette publicitaire et je choisis la plus belle qualité de papier disponible. Une fois que l’on s’est embêté à faire le livre, il ne faut pas mégoter sur la qualité du papier et d’impression, car la durée de vie du livre y est corrélée.

4. Racontez votre histoire

Enfin la partie amusante et créative !

Une sélection mêlant plans larges, vues de détail et photos familiales pour retracer notre journée à Venise
Une sélection mêlant plans larges, vues de détail et photos familiales pour retracer notre journée à Venise

Vous devez mettre en scène vos photos de façon à raconter une histoire. Il ne s’agit pas seulement de coller des photos ensemble et d’appeler la page jour 1. Vous racontez l’histoire d’un voyage, d’un événement. Vous savez parfaitement le faire à l’oral ? Et bien, transposez votre récit aux photos. La sélection et leur ordre ont une importance. Vous pouvez adopter une approche chronologique ou thématique. C’est mieux d’y penser en amont afin de ne pas refaire après coup. Le fil conducteur est de montrer votre ressenti de l’événement, car c’est ce qui a guidé votre prise de vue sur le moment. Parfois, en constatant que des photos ne vont pas ensemble, vous laisserez de côté certaines qui sont plus accessoires. Il est important aussi de varier les points de vue et les présentations pour que cela ne soit pas lassant.

photo de groupe
Lassant…

Exemple: 4 photos de groupe composées des mêmes personnes côte-à-côte, par exemple, c’est extrêmement lassant ! A minima, il faut enlever celles trop redondantes et il faudrait varier la taille des photos, en encaster une dans l’autre, etc.

Rajoutez des écrits... sur le moment quand c’est frais dans la mémoire on ne voit pas trop l’intérêt. Mais quelques années après, quelle joie de retrouver le nom exact de l’endroit, où l’anecdote des péripéties familiales… J’aime bien aussi rajouter quelques informations sur les lieux coup de cœur en profitant d’avoir encore le guide sous la main. À chacun sa marotte 🙂

Pas lassant... (mais recquière des bon yeux)
Pas lassant… (mais requiert des bons yeux)

Complétez les photos au besoin… Parfois en concevant la page, je réalise qu’il me manque une photo pour compléter l’histoire : par exemple un détail ou une photo montrant le contexte. Je retourne alors dans les photos de départ et cherche une qui pourrait compléter. C’est beaucoup plus rapide de faire ainsi : faire une présélection assez courte, et ne la compléter qu’en cas de besoin. Parfois je le fais aussi pour l’harmonie d’une page : une page peut être plus jolie et équilibrée avec 4 photos versus 3 par exemple.

Soignez la couverture : choisissez votre ou vos photos préférées et soignez  tout particulièrement la présentation.

5. Finissez-en

Enfin, en faisant, je retouche parfois quelques photos si cela n’avait pas été fait ou si je vois des défauts non détectés jusqu’alors. Tout en gardant en tête de ne pas trop pinailler sur chaque (sauf si c’est la photo de couverture), car le livre forme un tout et les personnes qui vont le lire ne vont pas passer 5 minutes à scruter chaque photo sur un plan technique… Il ne s’agit pas d’une exposition. Et puis sinon on n’a jamais terminé… et je vous livre ma devise favorite : « Mieux vaut fait que parfait ».

L’album aura beaucoup plus de valeur et d’utilité en tant que livre, certes imparfait, mais imprimé et consultable par vous et vos proches, qu’en tant que projet frôlant la perfection  toujours non abouti dans votre ordinateur...

Conclusion

Si vous avez fait tout cela, vous ne serez jamais aussi proche du meilleur moment qui est l’arrivée du livre dans votre boite aux lettres. Quelle joie de le déballer et de le feuilleter ! D’ailleurs en général, j’y ai passé tellement de temps, que je le regarde assez vite, retrouvant chaque photo à sa place (et je constate inévitablement une coquille pas détectée avant… c’est la vie). En fait, ce sont surtout mes enfants et mon mari qui se jettent dessus.  C’est aussi pour partager avec ceux qu’on aime qu’on réalise un livre photo.

Et vous avez vous des astuces pour aider d’autres personnes à venir au bout de leur projet de livre ? N’hésitez pas à nous les donner en commentaires…

Annie, pour Mes-photos-se-livrent.com, société d’édition de livres photo

* Et merci à Woody Allen pour son titre

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